Comment reconnaître le meilleur du cachemire ? L'histoire des grades A, B et C

Deux pulls, deux étiquettes identiques : « 100 % cachemire ». Et pourtant, un gouffre les sépare. Car derrière ce mot unique se cache une hiérarchie discrète, invisible à l’œil nu et dont presque personne ne parle : celle des grades. A, B, C, mais aussi baby cachemire et pashmina, ces catégories décident de tout, de la douceur à la chaleur, de la tenue à la durée de vie. Plongeons dans les coulisses d’une matière qui n’a pas livré tous ses secrets.

Deux mesures et tout un monde

Tout repose sur deux critères, et deux seulement : le diamètre de la fibre, exprimé en microns (le millième de millimètre), et sa longueur, en millimètres. La règle est limpide : plus la fibre est fine et longue, plus le cachemire est doux, chaud, résistant, et moins il bouloche.

Pour mesurer ce que cela signifie, une comparaison s’impose : un cheveu humain mesure de 50 à 100 microns, quand un beau cachemire se tient sous les 20. Trois à cinq fois plus fin qu’un cheveu : voilà pourquoi la moindre variation change tout sous les doigts. À noter, par ailleurs, que la finesse se note en moyenne, le fameux « diamètre moyen » : une pièce n’est jamais faite d’une fibre unique, mais d’une multitude, dont on calcule la finesse d’ensemble.

Avant le grade, un geste oublié : le dépoilage

Mais avant même de parler de grade, il faut évoquer une étape que l’on passe toujours sous silence, et qui fait pourtant toute la différence : le dépoilage. Sur la chèvre, le précieux duvet pousse sous une couche de poils grossiers et creux, qui, eux, n’ont rien de doux. Tout l’art consiste à séparer les deux, à ne garder que le sous-poil. Or ce tri est redoutable : à peine 30 à 50 % de la fibre peignée survit au dépoilage.

C’est là que se joue le fameux « cachemire qui gratte ». Un cachemire bon marché n’est bien souvent qu’un cachemire mal dépoilé, où subsistent ces poils rêches. Sans compter que cette perte énorme explique, à elle seule, une part de la rareté et du prix, d’un vrai beau cachemire.

Au contraire, la marque Revivr. est éco-responsable et fait revivre le plus beau du cachemire déjà existant. A découvrir ici. 

Grade A, B, C : la hiérarchie classique

Vient alors le classement que l’on connaît. Au sommet, le Grade A : des fibres de 14 à 16,5 microns, longues de 34 à 40 millimètres. Les plus fines, les plus longues, donc les plus douces, les plus chaudes et les plus résistantes aux bouloches. C’est le cachemire des belles maisons, celui qui traverse les décennies, issu des zones les plus nobles de la chèvre, la gorge et le ventre.

Un cran en dessous, le Grade B : autour de 16 à 19 microns, pour environ 34 millimètres. Moins luxueux, mais honnête, doux et durable : le bon compromis. Enfin, tout en bas, le Grade C, dont les fibres épaississent de 19 à 30 microns pour à peine 28 millimètres. Plus rêche, il bouloche vite et mal. De sorte qu’un grade C peut parfaitement se cacher derrière une étiquette « 100 % cachemire » : la mention ne dit jamais rien de la finesse.

Au-dessus de tout : baby cachemire et pashmina

Reste l’aristocratie de la fibre, que l’on confond souvent à tort. D’un côté, le baby cachemire : non pas une qualité, mais un âge. Il provient du tout premier peignage d’un chevreau, avant ses douze mois, prélevé une seule fois dans sa vie. Ses fibres, d’une finesse rare, avoisinent 13 à 14 microns, et chaque petit n’en livre qu’une poignée, une trentaine de grammes utiles. Autant dire un trésor.

De l’autre, la pashmina : non pas un âge, mais une origine. Elle désigne le duvet des chèvres Changthangi, qui vivent sur les hauts plateaux de l’Himalaya, à plus de 4 000 mètres. Leur fibre, la plus fine du monde, oscille entre 12 et 16 microns (et jusqu’à 12-13 pour les plus belles), mais elle ne représente même pas 0,1 % de la production mondiale. La pashmina n’est donc pas « autre chose » que le cachemire : elle en est le sommet le plus rare.

Le mot « cachemire » est-il protégé ?

Dernière subtilité, et non des moindres. Contrairement à ce que l’on croit, les grades A, B et C ne sont pas un label réglementé : chaque marque les emploie à sa guise, sans contrôle extérieur. Un « Grade A » annoncé n’est donc pas une garantie absolue. Il existe bien, ici ou là, quelques garde-fous, aux États-Unis par exemple, une fibre doit afficher en moyenne 19 microns maximum pour avoir droit au nom de cachemire, mais le reste tient surtout du vocabulaire marketing.

La leçon est claire : ne jamais s’en remettre au seul mot. C’est la main, le toucher, le test de la maille qui tranchent vraiment, bien plus qu’une mention sur une étiquette.

Chez Revivr., le choix du meilleur

C’est précisément là que se joue notre travail. Nous ne gardons que les plus belles pièces, celles qui méritent de revivre. Autrement dit, vous n’avez plus à déchiffrer microns, grades et dépoilage : nous l’avons fait pour vous. Car le plus beau cachemire existe déjà, encore faut-il savoir le reconnaître.

Vous voulez vous aussi découvrir le cachemire Revivr. ? C'est ici !